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09/02/2010

Condamné pour avoir voulu défendre une jeune fille agressée

Dans le Grain de sable j'avais déjà évoqué un sujet rarement abordé sous cet angle que vous pouvez retrouver ici : Violences dans les banlieues : l'arme du pouvoir , un sujet analysé grâce au livre d' Eric Werner L'avant guerre civile publié par les Editions L'Age d'Homme

 Dans un entretien publié dans Eléments Eric Werner disait :

Ce que craignent les dirigeants , leur véritable hantise en fait, ce n'est pas l'insécurité, ce sont les réactions éventuelles face à l'insécurité. Car là ils ne plaisantent pas. Les lois en la matière sont appliquées dans toute leur rigueur. C'est le seul domaine où elles le sont, mais là elles le sont. Le moindre écart dans ce domaine se paye au prix fort. La législation sur le port d'armes et l'acquisition d'armes à feu est également devenue très restrictive. La conséquence en est que les actes de légitime défense, à plus forte raison encore d'autodéfense, se font aujourd'hui de plus en plus rares. Il y a trois ans, une lycéenne de 15 ans, bonne élève et sans histoire, tua son agresseur, un individu «  bien connu des services de police », en lui plantant un coup de couteau. Le procureur la fit aussitôt incarcérer. « Face à un acte aussi grave, il était difficile de ne pas marquer le coup », déclara-t-il. Effectivement, c'est exceptionnel. En règle général, les victimes préfèrent ne pas se défendre. C'est ce que voulait dire le procureur. Il est exceptionnel également que d'éventuels témoins se portent au secours des victimes. Quand, sur certaines lignes de transports en commun, des voyageurs se font frapper, racketter, etc., les gens se plongent aussitôt dans leur journal ou regardent ailleurs. On explique ordinairement cette attitude par la peur, peur d'être soi-même frappé ou blessé si l'on intervenait. Mais l'explication est insuffisante. Il faut aussi prendre en compte la perception que les gens ont de l'attitude du pouvoir en la matière. Les gens sentent en effet très bien que le pouvoir n'est que modérément contre l'insécurité mais plutôt pour.

Ce mardi 9 février 2010 dans les auditeurs ont la parole sur RTL, un auditeur confirmait mes vieilles analyses mais toujours aussi actuelles ; il avait été condamné car il a voulu défendre une jeune fille agressée par 4 « jeunes », un témoignage que vous pouvez retrouver ici

  L'insécurité n'est donc pas combattu. La fonction actuelle de la police n'est pas de combattre l'insécurité ; elle est ce qui est différent, de contrôler et de surveiller les personnes.( Eric Werner dans Eléments N°118)

 

19:22 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : violences